Mobilisation autour de la Muco-Vélo

Oct 17, 2008 | america, presse

AVENTURE Partis d’Alaska, deux Verbiérains ont déjà parcouru 5000 km à vélo. Leur périple, destiné à récolter des fonds en faveur de la lutte contre la mucoviscidose, continue vers Ushuaia.

Le 10 mai dernier, Michel Stlickelberger, un jeune Verbiérain atteint de mucoviscidose, et Vincent Bircher, son ami de toujours, enfourchaient leur vélo à Prudhoe Bay, au Nord de l’Alaska. Leur objectif? parcourir 25000 kilo-mètres en deux ans pour sensibiliser la population et récolter des fonds en faveur de la lutte contre la mucoviscidose. Premier bilan de ia Muco-Vélo à l’heure où nos deux aventuriers viennent de s’élancer sur leur seconde étape.

Vancouver fut le terme de la première étape de votre périple. Quel est votre sentiment après 160 jours de voyage?

Ces premiers mois ont été au-dessus de toute prévision, tels le tracé majestueux et indomptable des routes empruntées et les rencontres effectuées, parfois surprenantes mais le plus souvent enrichissantes. Nous avons ainsi été surpris en bien par l’ouverture et la disponibilité des personnes rencontrées. Il est aussi très gratifiant et rassurant de se savoir capable d’avancer, malgré les contraintes physiques et les exigences de la maladie pour le traitement quotidien.

Vous vous attendiez à des diffi-cultés lors de la ire étape, Fut-ce le cas?

Bien présentes, les difficultés ne sont toutefois pas survenues là où on les attendait. Mais, kilomètre après kilomètre, nous avons pu retrouver ce qui a toujours nourri ce projet: l’émerveillement de pouvoir mettre à profit le jour présent ainsi que le combat engagé à notre façon pour faire reculer la maladie.

Si vous deviez en citer les moments forts…

Un des moments forts aura été celui de se retrouver à ces Lati-tudes début mai, alors qu’il fai-sait encore moins de 20 degrés Celsius. Le silence de cette im-mensité recouverte de neige du North S’ope résonne encore maintenant dans nos têtes. La Dalton Highway, premier tronçon sur lequel nous avons pédalé, reste un bout de route hors de l’ordinaire et du temps. Dans un deuxième temps, c’est tout ce qui dorme sens àla «vélosophie»: la vie migratrice, la débrouillardise, l’impermanence des choses, la notion d’aller de l’avant et, évidemment, la camaraderie!
Enfin, et c’est le plus important à nos yeux: l’incroyable mobilisation que le projet Muco-Vélo suscite auprès de la population locale et d’ailleurs, L’aventure Muco-Vélo n’aurait d’ailleurs pas de sens sans ces élans de solidarité.

Comment le périple se passe-t-il, au niveau de la santé, pour Michel?

Tout «simplement», cela se traduit par, au minimum, une heure de soins par jour afin de tenter de conserver cette indispensable stabilité pulmonaire. La mucoviscidose implique une régularité sans faille et sans fin afin de ne pas laisser celle-ci s’emparer du souffle de vie.
Un peu comme sur un ring de boxe face à un adversaire infatigable. L’essentiel, lorsqu’on prend des coups, histoire de ne pas se retrouver au tapis, c’est de poursuivre la lutte. Car comme nous aimons le répéter, on ne guérit pas de la mucoviscidose, on la combat!
Goethe a d’ailleurs dit: «Dans la vie, les jeux sont donnes mais avec un jeu donné, chacun peut faire une partie différente»

Votre aventure suscite-t-elle beaucoup d’échos, tant sur place qu’en Suisse?

Oui! La collecte de fonds en témoigne puisque 32 000 francs ont été récoltés à ce jour. Ce montant, est-il encore nécessaire de le rappeler, sera versé dans sa totalité aux diverses as¬sociations luttant au plus près des malades de la mucoviscidose, dont le Groupement Valais romand pour la Mucoviscidose.
Ici, tout au long du parcours, à chaque fois que l’on a saisi l’occasion d’en parler, nous avons senti une grande approbation de la part des personnes rencontrées. C’est vraiment incroyable!

 


 

UN VOYAGE EN SEPT ÉTAPES

Partis le 10 mai dernier de Pru-dhoe Bay, à l’extrême Nord de l’Alaska, Michel Stückelberger et Vincent Bircher ont terminé leur première étape à Vancouver, Cette semaine. ils viennent de se remettre en selle pour une deuxième étape qui les amènera à San Diego (2500 km). Ils vivront donc de l’intérieur la fin de la campagne pour la présidentielle américaine, quelque part entre l’Oregon et la Californie. Quant au passage de la nouvelle année, il devrait être fêté sous le soleil mexicain.
Après San Diego. la suite du voyage se divisera en cinq nouvel¬les étapes: Tijuana – San Cristo¬bal (2000 km), l’Amérique cen¬trale (3200 km). de la Colombie à l’Équateur (2000 km), du Pérou à la Bolivie (5200 km) et du Chili à la pointe de l’Argentine (6200 km), où se trouve Ushuaia, la ville la plus australe de la planète. En deux ans, ils parcourront 25000 kilomètres au profit de la lutte contre la mucoviscidose.

Lire l’article au format PDF: Le Nouvelliste # 17 octobre 2008 # Olivier Rausis

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